La lettre N°33 - Avril 2016 - La VAE, tout sauf une formalité !

La VAE, tout sauf une formalité !

Le parcours de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)n’est pas une formation. Il est une voie d’accès à une certification. En tant que tel il ne vise donc pas l’acquisition de compétences nouvelles ; il certifie que le candidat parvient à transformer des savoirs d’expériences en compétences professionnelles, en connaissances modélisables, transférables à d’autres situations que celles qu’il a déjà vécues.
Un diplôme vient en attester.

Le parcours VAE n’est pas une formation… et pourtant la loi de mars 2014 a confirmé l’éligibilité de l’accompagnement VAE au Compte Personnel à la Formation : chacun peut activer son CPF pour s’engager dans un processus de VAE.

Le parcours VAE n’est pas une formation, et pourtant on ne ressort pas tout à fait comme avant de ce chemin long et exigeant, qui demande une rigueur et une méthode solides : il ne suffit pas de photocopier ses bulletins de salaires et de raconter son histoire pour convaincre le jury qui va rechercher, au-delà des preuves du service fait, la manière dont le candidat a su intérioriser ses expériences, prendre de la distance et les analyser, puis en tirer profit pour capitaliser des aptitudes professionnelles.

Comme toute formation sérieuse, le parcours VAE en vue de la délivrance d’un diplôme de chef de service ou de directeur oblige à une posture réflexive, à un examen de soi en situation, en vue de retrouver, pas à pas, tout au long de son histoire professionnelle, ces moments de pratique professionnelle significatifs, d’en comprendre la portée, de recomposer la singularité du contexte dans lesquelles elles se sont déroulées, d’y porter un regard critique… d’être en même temps soi et à distance de soi pour « relire » ces évènements du passé comme une grammaire pour l’action.

Comme toute formation, le parcours VAE confronte celui ou celle qui s’y lance au risque de l’échec : à la première présentation devant le jury, environ un tiers des candidats seulement obtient la certification recherchée ; un autre tiers obtient une certification partielle et doit représenter le ou les Domaines de Compétences manquant l’année suivante. C’est une sélectivité légitime pour garantir la valeur des diplômes délivrés ; mais s’il survient, l’échec reste éprouvant lorsque l’on est depuis longtemps en responsabilité. Il y a là une véritable démarche formative : être capable de dépasser ces revers est essentiel à nos métiers de cadre.

Mais comme toute formation, ce parcours est particulièrement stimulant : il constitue un puissant exercice de mémoire qui vient féconder un défi personnel de mise en valeur de ses compétences, dont la soutenance constitue l’apogée.

Il faut s’y préparer : faites-vous accompagner pour construire cette démarche.

              

Bernard LEMAIGNAN
Directeur Général

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